L’attractivité territoriale est aujourd’hui une préoccupation majeure pour les hôpitaux, mais elle l’est d’autant plus pour ceux situés en Zones d’Intervention Prioritaire (ZIP).

La pénurie de personnel soignant n’est plus une crise passagère, c’est une donnée structurelle avec laquelle les territoires doivent composer. Mais dans les ZIP ou les zones en pénurie sévère, les incitations financières ne suffisent plus. Les primes à l’installation attirent parfois, mais rarement des collaborateurs durables.

D’après une étude de l’EHESP, le véritable enjeu de l’attractivité territoriale se joue bien avant l’installation : il se joue lors du stage.

Cependant, pour un étudiant en soins infirmiers, le stage en ZIP est rarement un premier choix. Il est même très souvent le dernier.

Les causes sont multiples, mais ce sont souvent les stéréotypes qui rebutent les futurs stagiaires.

  • Manque de personnel encadrant
  • Vétusté des complexes hospitaliers
  • Obsolescence des outils utilisés
  • Peur de l’isolement

Ainsi, si l’expérience de stage est mal gérée – et donc mal vécue – elle confirmera ces préjugés. Si au contraire, celle-ci est fluide et valorisante, elle pourrait déconstruire les stéréotypes et créer un attachement.

Le stage est donc un enjeux important, qui conditionne à la fois l’accès à la profession et l’accès aux soins.

La problématique des terrains de stages plébiscités

C’est une réalité, les étudiants sont moins attirés par les zones sous denses. Lorsque vient le moment de choisir un lieu de stage, la majorité d’entre eux choisit de se diriger vers les hôpitaux des centres-villes, réputés pour être mieux équipés et plus accueillants.

Même si ce choix paraît anodin, il a une incidence importante sur la qualité des stages. En effet, cette forte demande pour les grands hôpitaux crée une surcharge dans les unités de soins concernées. Ce qui a un impact direct sur l’expérience des stagiaires.

Si le personnel soignant est surchargé, il est moins disponible pour encadrer les étudiants, qui peuvent alors être délaissés et avoir le sentiment d’être inutiles. Á l’inverse, ils peuvent également être exploités pour combler cette surcharge. Dans les deux cas, cela mène à une expérience de stage négative, qui peut avoir des conséquences sur le long terme : abandon du stage, abandon des études et donc par ricochet une pénurie de soignants, entraînant une diminution de la qualité des soins.

Pendant ce temps, les ZIP, pourtant à même d’offrir des capacités d’accueil importantes et un encadrement privilégié, sont moins sollicitées par les stagiaires et leurs établissements de formation.

Cette dichotomie crée des inégalités d’apprentissage qui impactent les étudiants sur le court terme, fragilisant ainsi durablement l’accès aux soins pour les futurs patients.

Un manque d’outils structurel

Le problème de l’attractivité territoriale des ZIP ne vient cependant ni des apprentis soignants qui bouderaient les structures plus éloignées au profit des CHU, ni de ces derniers qui rafleraient tous les étudiants disponibles, mais bien du manque d’outils et de visibilité sur les places de stages inoccupées.

Car dans la majorité des cas, les hôpitaux ne sont pas capables de chiffrer le nombre d’étudiants en stage dans leurs structures. Encore moins donner un prévisionnel précis sur leurs futures capacités d’accueil.

Cela a pour conséquence de générer un flou du côté des instituts de formation. Ceux-ci ont alors tendance à contacter toujours les mêmes structures pour placer leurs apprenants.

Visibilité territoriale : la clé d’une répartition équilibrée des stages

L’optimisation de l’accueil des stagiaires repose sur une parfaite lisibilité des capacités du terrain. Quel que soit l’échelon (unité, service, établissement, GHT ou territoire), disposer d’une cartographie exacte des places vacantes et pourvues est essentiel pour garantir aux étudiants un encadrement de qualité.

C’est dans cette optique que nous avons développé les fonctionnalités de gestion territoriale dans Interneo. Grâce à sa gestion centralisée, notre outil vous permet de piloter cette répartition à l’échelle du territoire. En réfléchissant mieux le placement des stagiaires, on évite la saturation de certains services, tout en irriguant les structures déficitaires.

De plus, l’outil assure un historique complet du parcours des étudiants. Celui-ci permet d’optimiser les choix futurs et de construire des parcours de stage équitables et diversifiés.

Encourager la pratique en ZIP à travers un stage bien structuré et valorisant demeure le levier le plus puissant pour changer la perception des futurs professionnels, les fidéliser sur le long terme et booster l’attractivité territoriale.

Avantages de la visibilité territoriale de la gestion des stages

Conclusion : ne subissez plus la pénurie, pilotez votre attractivité

Les primes à l’installation et les incitations financières éphémères ne suffiront pas à sauver les zones sous-denses. La fidélisation des futurs professionnels de santé se joue de manière décisive dès leurs premières expériences sur le terrain.

Avec Interneo, vous reprenez la main sur la répartition des stages à l’échelle de tout votre territoire. Vous remettez ainsi les hôpitaux périphériques sur le devant de la scène.

C’est en confrontant les étudiants à la richesse de ces parcours de soins que vous parviendrez à balayer les à priori qui pénalisent encore l’attractivité territoriale des ZIP. En garantissant un accueil de qualité dans ces territoires fragiles, vous valorisez vos structures et maximisez vos chances de convertir ces étudiants en collaborateurs durables.

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